Je savais que je n'aurai pas du le lâcher des yeux.
Pabloooo ?
Pff , rien, il est 21h, je suis crevée, faut que j'aille me reposer.
Je sors les trois bergers , en longe, un par un, ben oui, ils aimeraient bien goûter au saucisson, on va éviter.
Les schipperkes, pas de souci, ils sont potes avec cochienchon.
Bon, on rentre.
Dernier appel, par acquis de conscience, PAAAABLOOOOO , tu viens ?
Bon, je ferme le poulailler avec double porte, mon gardien a déserté, zut.
La galère demain, ça va être de sortir les chiens , mais bon, on va gérer.
Trois heures du mat, aboiements de Pottolo... ouais, le pipi de nuit... bon, j'ouvre un œil ( et la porte ), vite fait, les 8 autres trépignent devant la porte...
Désolée, vous restez dans la maison, seul le pitchou sort. Avec Pablo dehors, pas de risque à prendre.
"Vouai, ok " ça raisonne dans ma tête ...qui pense à Pablo...
Pottolo rentre, et file se coucher.
Je jette un dernier regard à la nuit, désespérément nuit, pas de rose à l'horizon (je ne parle pas de l'aube, à 3h du mat, non, pas de rose Pablo à l'horizon )
Je me rendors.
7h... Pottolo casse noisettes veut pisser, ça ne fait aucun doute.
Il a une technique bien à lui pour prévenir : il part à fond, rebondit sur le mur face au lit et arrive à fond la caisse, d'un saut, d'un seul, sur mon pauvre estomac (ou mon visage)...
Réveil assuré, enfin juste corporel, parce que cérébralement, hmm, pas encore.
Ok, je me lève, j'enfile à tâtons un chausson sur mon peton... puis un second et mes pieds tentent de mouvoir le reste du corps direction la porte...
Mince, mon cerveau capte à l'instant que Pablo est toujours aux abonnés absents, zut, va falloir encore demander aux autres de rester confinés. C'est la mode, je les laisse enfermés dans ma pièce à dormir, j'entrouvre la porte, Pottolo sort, mon regard se porte au loin, autant que faire se peut... je fais un pas en avant, et... je me vautre, bordel de m... de grr, de cochon de m..
C'est pas un paillasson 3D devant la porte, c'est un cochon bien con ! Qui émerge comme moi, sauf que lui était déjà par terre, avant moi.
D'un gruiiiik désapprobateur, il me répond et me lance un regard qui en dit long.
Ben quoi, j'ai fait la teuf toute la nuit de Pâques, pourquoi troubler ainsi mon réveil ?
Quoi, tu oses critiquer ? Mais j'ai eu peur pour toi, bon sang !
Ben, huiiiii, mais tu peux pas me laisser dormir encore un peu, on va pas à la messe, y'en a pas...
Pff, non, tu vas rentrer dans tes appartements partagés, y a des chiens qui veulent sortir là, tu sais, ceux qui aimeraient plus te voir en puzzle 3D que confiné...
Huiiiii, ok.
Je vais jusqu'au poulailler, accompagnée de Pablo et Pottolo.
Et là, la porte est grande ouverte, je regarde Pablo, irritée.
Ben huiiiiiiiii, j'ai pu forcer que la grande porte, la grille en fer , hmm, je passe plus au travers...
Pfff, j'ouvre et il va se coucher dans la paille avec ses copines les poules, enfin, se coucher, s'effondrer, ouai...
Pottolo rigole..., je peux poursuivre les plumus ...
Pottolo, viens ici, loustic !!!
Ok.
Je referme les portes du poulailler, je rentre à la maison , enfin je tente, en ouvrant la porte, 8 fauves : ça uuuuurrgee, pipiiiiiii.
Je ne les lâche pas des yeux, parce que... ça file vite ces trucs noirs.
5mn, montre en main, allez, on rentre, et hop, je tente de me replonger dans les bras de Morphée...
Comme d'habitude, ça marchera pas, là, 8 paires de pattes sur la tronche, le bide, bien réveillés, les salopiots.
J'enfouis ma tête sous les coussins, comme chaque matin, je me mets sur le ventre et j'attends que ça passe... environ 15mn de délires canins.
Les petites histoires de Tatie Clo #fautquejevousraconte
La vie à la campagne au milieu d'animaux, des schipperkes, bergers allemands et chats.
Elevage des Grandes voies
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