Aujourd'hui on est de sortie, tôt le matin, vouai enfin , à la petite brume qui pèle, que t'as pas encore les yeux en face des trous et que plus de la moitié de tes poilus réclament pipi, caca, snif snif, course et j'en passe.
Bon, ok, c'est bon, cessez les léchouilles, j'ai compris : ça presse.
Je m'extirpe, sans aucune volupté de mon nid douillet perso.
Vouai, "on" m'a déjà quasiment volé ma couverture pour que je sente bien le besoin des besoins.
Permettez les gars, pipi moi d'abord ok, je suis l'humaine dominante hein...
Je me meus moitié éveillée vers les WC... accompagnée par une meute de poilus en délire, bien réveillés eux...
Grr.
Un pas devant l'autre, dix huit pas jusqu'aux chiottes... avec des arrêts léchouilles et slaloms autour de ces carcasses poilues remuantes et envahissantes, surtout au réveil, bon sang, concentrons nous , faut arriver aux chiottes sans fuite... vouais, on est vieux, on assume.
Rhaaa, pipi, ça fait du bien qu'il se dit mon cerveau embrumé.
Je lève les yeux, 5 paires noisettes qui me regardent et compatissent... nous aussi, nous aussi on attend.
Pilepoil, j'veux une feuille PQ. Ohlala moi aussi moi aussi moi aussi.
Iolite, t'as bientôt fini, moi aussi ça presse.
Flambeau, file moi un rouleau de PQ vide, stp, stp, NonMaisHo, moi d'abord moi d'abord, Oupa, et moi et moi.
Marcus : ouvrez moi cette porte que je me fasse mon père...
Ooooooohhhhwwwww.
Fermez la, je me réveille. Zen, cool, calme.
Je remonte mon froc, ben oui, je l'avais baissé avant, logique implacable d'une condition d'humain habillé.
Je tire la chasse, ça amuse toujours beaucoup les chiens ça.
Je me dirige vers la cuisine, café clope avant toute chose pour réveiller une cerveau embrumé.
Ils le savent.
Bouge toi, c'est 7h30, on veut sortir.
Bon, on, j'ouvre la porte, café dans la main, clope au bec... bousculée par 5 blaireaux...
Je m'avance hors de notre nid douillet, les chiens n'ont jamais fait autant les fous pour sortir, bizarre....
Je sors en chaussons, pieds nus et... pitain,je suis saisie par le froid, immédiate congélation de ma personne, merde, pas de chaussette, pas de blouson, mais quelle conne je suis.
Et je peux pas revenir en arrière, ils sont déjà a plus de 300m, c'est bien la campagne, cest bien les chiens contents qui te disent : lâche nous des yeux une demi seconde et on va vérifier les odeurs à 500m...
Grrrr
Je me caille, -1 qu'il affiche ce con de thermomètre, je suis sure qu'il ment ! Mes orteils ressentent moins quinze, vouai, le ressenti quoi.
Et les poilus qui s'éclatent et moi qui me congèle, je les suis un peu, pas trop hein,pas envie de rester dans le permafrost...
Cool, jai mon téléphone, appareil photo sur moi, voyons voir ce qu'ils regardent...
Ah, c'est pas mal du coup.
Je me lance, effort surhumain je l'avoue, tant que mes doigts répondent un peu et que j'ai les chiens en vue...
Eux sont contents, moi conne gelée.
Ok, prochaine fois, je prendrais aussi le temps de mettre chaussettes écharpe et bottes fourrées, NonMaisHo...
Venez ici, je suis en train de perdre mes orteils, c'est pas bon pour ma stabilité.
Et là, j'vous jure, j'ai entendu : pfff chochotte, c'est trop cool les gelées...
Qui a dit ça, hein ?
Personne, mais j'en vois une qui vient de rentrer arborant un sourire...NonMaisHo...
Les petites histoires de Tatie Clo #fautquejevousraconte
La vie à la campagne au milieu d'animaux, des schipperkes, bergers allemands et chats.
Elevage des Grandes voies
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