Ça fait quelques jours qu'il pleut, comme un peu partout, j'avoue.
Ici, on a de la chance, de tout jaune, c'est passé au vert, chic.
Les brebis se régalent à brouter, l'herbe repousse partout, même au poulailler. C'est chouette la nature...
Puis y'a Pablo, il est content mon petit chien rose... enfin, rose cochon quoi.
Sauf que ... un cochon ça fouille partout, et pas que dans les poches à la recherche de friandises. Vouai.
Puis un cochon c'est frileux aussi, alors je lui ai rajouté plein de paille, il est content, il se vautre dans la paille, se couvre et se recouvre avec délectation, ça fait plaisir à voir un Pablo content.
Bon, ce matin, il pleut à verse, zut.
Je dois aller au poulailler.je chausse mes sabots de compétition, ouai, étanches et super confortables jusqu'au poulailler et là... bon sang, impossible d'ouvrir la porte, la cour est dans un état apocalyptique, un champ de taupes, heu... non... comment donc les poules ont elles pu...
Vouai, tu parles, je pousse plus fortement le portillon, mon premier sabot s'enfonce jusqu'à la cheville, zut, un juron m'échappe.
Je glisse, merde, second pied enfoncé, perte du second sabot dans la boue.
Je ne retrouve aucun des deux, scrogneugneu, je suis en chaussettes blanc-boue, si si, ça existe comme couleur, c'est nouveau.
Merde, merde, va me falloir faire quelque chose. Je me penche, je cherche à tâtons avec mes petites mimines, dans cette gangue gluante mes sabots désespérément, je m'accroupie même, au point où on en est.. et là, une espèce d'épouvantail me bouscule, je tombe, évidemment, face contre terre, enfin, face contre boue serait plus adéquat. Le truc est arrivé dans mon dos j'ai rien vu venir, je bous.
Sale bête, vu la poussée, le gros bouchon que j'ai pris, je me doute de l'ennemi, je me retourne, j'essuie mes lunettes , hmm, réflexe stupide avec les mains boueuses, je les ôte et... je m'esclaffe de rire.
Vous savez le truc que vous ne pouvez pas retenir...
Pablo s'est déguisé en..."é-boue-vantail". Un vrai boute en train...
Si si, je vous jure... et en me redressant, prenant appui avec mes mains pour me remettre "de boue", je frôle un puis deux sabots englués, merci Pablo, sont bousillés en plus.
Et là, il sourit : tu vois, je t'aide...
Vouai, saligaud, je peux te bouffer tu sais !
Faut vraiment que je fasse quelque chose.
Du coup, je ressors en chaussettes boueuses, sabots boueux, jeans marronass, lunettes inutiles, suivie de près par un Pablo qui veut SA récompense... ben voyons.
Bon, je vous passe le sourire goguenard de Daniel qui me signale que... j'ai un peu de boue sur le visage...
Tiens donc...
....
...
Heureusement, je n'ai pas laissé sécher la gadoue, la douche en est venue vite à bout.
Direction magasin, ça ne peut plus durer, je suis allée acheter des dalles de piscine, je suis à bout.
On va commencer par en poser un bout aujourd'hui, on verra bien.
Boudu con, sont en promo, les dalles, ça tombe bien, parfait.
Allez, au "boue-lot".
Sincèrement, j'ai la bougeotte aujourd'hui, ça tombe bien.
Allez, je prends ma pelle par le bon boue..bout pardon.
J'égalise un peu le sol et je commence à placer les dalles bout à bout mais pas trop.
Chui contente, ça tient debout mon idée.
Voilà un bout placé, et derrière moi un gros bout de déplacé...
PAAAABLOOOOOO, je n'ai pas demandé d'aide, bouseux !
Ce crétin me fait bouillir, dans mon dos il a déplacé la moitié des dalles, le groin de boue, y'a que ça de vrai...
Et vous savez pourquoi ? Parce que celle qui marche debout, avec le bout de sa pelle a fait sortir plein de vers de la boue...
Ouiiiinnnnnnnnnnn, je vais bouillir !!!
Bon, c'est pas tout, on n'est pas encore au bout, mais ça avance...
Les petites histoires de Tatie Clo #fautquejevousraconte
La vie à la campagne au milieu d'animaux, des schipperkes, bergers allemands et chats.
Elevage des Grandes voies
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